
INTERPOSE
INTERPOSE : Études interdisciplinaires sur l’acceptabilité sociale et la performance des strates végétales urbaines et de leurs sols pour réduire la surchauffe et gérer les eaux pluviales tout en favorisant la biodiversité dans les systèmes socio-écologiques urbains
Responsables scientifiques : Frédéric LEFEVRE et Lucie MERLIER
Établissement porteur : INSA Lyon
Le contexte
La végétalisation ou la renaturation urbaine est de plus en plus valorisée dans les politiques publiques, notamment pour améliorer la qualité de vie des citoyens, augmenter l’attractivité, s’adapter au changement climatique en réduisant la surchauffe et en améliorant la gestion des eaux pluviales, et bien sûr, préserver et restaurer la biodiversité. Cependant, cette végétalisation ne s’impose pas d’elle-même et soulève des questions relatives à son acceptation par la population et aux conditions de son implantation, fortement contrainte, afin qu’elle apporte les bénéfices attendus, en particulier dans les villes, qui exacerbent les tensions liées au changement climatique.
Le projet
Dans ce contexte, INTERPOSE vise à soutenir l’adaptation des villes au changement global, en développant une approche systémique visant à améliorer les connaissances sur les SfN urbaines et à concevoir des méthodes d’évaluation multicritères de leur désirabilité, de leur viabilité, de leurs fonctions et de leurs performances. INTERPOSE s’attachera en particulier à :
- Interroger la manière de concilier préférences citoyennes, exigences d’aménagement urbain et renaturation des villes pour déterminer les conditions de son acceptabilité sociale et proposer un modèle d’éthique environnementale dans la perspective de villes futures plus vertes,
- Étudier la possibilité d’une renaturation viable et multifonctionnelle des milieux urbains, en analysant les interrelations entre les plantes et leur environnement vivant et non vivant, avec une attention particulière portée aux sols.
Pour répondre à ces deux questions, INTERPOSE rassemble des compétences en sciences humaines et sociales, en sciences de la vie et en sciences de l’ingénierie pour étudier et explorer les interrelations positives et négatives entre les perceptions et représentations des citoyens, gestionnaires et scientifiques, la biodiversité des sols, l’écophysiologie des plantes, les propriétés physico-chimiques des sols, les microclimats, ainsi que l’infiltration et la filtration de l’eau.
La méthodologie de recherche développée inclura un large éventail d’enquêtes et d’approches métrologiques de terrain et permettra d’obtenir des bases de données spatio-temporelles multivariables. Celles-ci alimenteront l’approche systémique ciblée et son passage à l’échelle, notamment par le développement de modélisations conceptuelles et de modèles numériques couplés. La méthodologie sera ancrée sur trois zones urbaines de la métropole lyonnaise.